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#1 29-11-2025 14:28:45

dareen
Dollz très bavarde
Lieu: Sur la lune
Date d'inscription: 2010
Messages: 941

La caverne de Dareen

Entre donc... ou plutôt non. Qui sait ce qui se cache à l'intérieur?


Bonjour à toi qui passe par là... Je suis Dareen, une vieille joueuse et je dois avouer que je ne sais pas trop pourquoi je t'invite à entrer. Je ne sais même pas si j'ai envie de partager, ou pas, ce qu'il y a au fond de moi. Car oui, pour moi, OMD est un moyen d'expression. Derrière chaque tenue que je crée, il y a une histoire. Réelle ou fictive, courte ou longue, qui m'a aidé à créer ou au contraire qui a été provoquée par cette création, mais il y a quelque chose. Quelque chose qui sort du plus profond de mes tripes, et que j'aimerai partager, tout en ayant peur de le faire.


Alors si tu passes par là, que tu lises mes pensées ou que tu admires mes créations, s'il-te-plait, fais preuve de bienveillance. Parce que je ne sais pas encore ce que tu vas trouver exactement dans cette caverne, mais ce qui est sûr c'est qu'au fond, tout au fond, bien caché dans la pénombre, il y a ma petite âme sensible.

Dernière modification par dareen (29-11-2025 14:29:55)


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https://i.postimg.cc/2S5mmmJ5/OCT2025.png


#2 29-11-2025 14:44:27

dareen
Dollz très bavarde
Lieu: Sur la lune
Date d'inscription: 2010
Messages: 941

Re: La caverne de Dareen

En ce moment, avec le temps qu'il fait, j'ai envie de tenues automnales.

L'automne, c'est ma saison préférée. Déjà, parce que c'est la période d'Halloween, qui est ma fête préférée. Mais aussi parce qu'elle réunit plein de petites choses que j'adore!
Déjà, j'aime les couleurs. Le rouge, le jaune et le vert font partie du top 5 de mes couleurs préférées. Ajoutez à ça l'énergie du orange et la tendresse du marron, c'est un cocktail merveilleux. J'adore sentir les feuilles craquer sous mes pas. Du haut de mes 29 ans, j'aime sauter dans les flaques d'eau. J'adore l'odeur de la pluie, et le son qu'elle produit contre une surface liquide ou une vitre. J'aime le bruit du vent, et je peux rester des heures, emmitouflée dans mon plaid et les mains réchauffées par mon thé, à l'écouter. Bizarrement, j'aime aussi que les journées raccourcissent. Je me sens plus à l'aise dans la douceur nocturne. Le jour, sous la lumière vive du soleil, j'ai l'impression d'être exposée. (Non, je vous assure, je ne suis pas un vampire!) J'adore essuyer mon chien lorsqu'on rentre d'une balade sous la pluie. Je m'amuse à glisser avec elle dans la boue. J'aime aussi marcher tranquille, dans les rues et chemins désertés à cause du mauvais temps et du froid. J'aime sentir le froid s'intensifier, pour avoir le plaisir de remettre le chauffage et coller mes fesses contre le radiateur. J'aime imaginer que lors de ma prochaine visite chez mes grands-parents, je pourrais allumer la cheminer et regarder les flammes danser à l'intérieur.


Bref, j'aime l'automne, et j'espère que vous aimerez mes petites créations automnales. Voici les deux que j'ai faites ce matin, deux robes:
https://i.postimg.cc/m2SgQfDC/Crea-aut-1.png https://i.postimg.cc/gcVzWF3y/Crea-aut-2.png

Et une troisième:
https://i.postimg.cc/t4hWJ1FM/Crea-aut-3.png

Dernière modification par dareen (07-12-2025 10:10:14)


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#3 30-11-2025 11:24:33

dame-ange
Dollz Galactique
Lieu: ~ Dans la volière ~
Date d'inscription: 2010
Messages: 9659
Site web

Re: La caverne de Dareen

Bienvenue par ici

C'est une bien jolie introduction dans ton univers et tes pensées. J'aime également me plonger dans la mélancolie de l'automne, d'autant plus avec les couleurs que l'on retrouve sur tes deux premières créations. Bel envol petit papillon et à la prochaine

 

#4 07-12-2025 11:07:48

dareen
Dollz très bavarde
Lieu: Sur la lune
Date d'inscription: 2010
Messages: 941

Re: La caverne de Dareen

Je sors de la maison et réajuste les plis de mon écharpe. Je prends quelques instants sur le pas de la porte pour m’adapter au changement de température, et observer le ciel. Le temps est dégagé, et malgré la lumière chaude des réverbères, je vois les étoiles et la sphére rassurante de la lune. Sphère quasiment parfaite d’ailleurs, ce sera la pleine lune demain. Je souris : la nuit est claire. Le chien aboye à l’autre bout du trottoir, dans ma direction, pour me rappeler que c’est l’heure de sa balade. Je souris, et lui emboite le pas en bredouillant quelques excuses.
Il n’est pas tard, peut-être 18h30, 19h tout au plus, mais dans mon petit village de campagne, il n’y a déjà plus grand monde. Je ne croise personne à vrai dire. Le froid nous encourage tous à rester chez nous, bien au chaud. Sauf mon chien, qui a doublé de volume depuis un mois. Si je ramassais tous les poils qu’elle laisse continuellement dans la maison pendant une semaine, je pourrais moi aussi me fabriquer un bon manteau de fourure.
Malgré l’air frais, je savoure ce moment. La journée a été longue, et difficile, et je me sens épuisée. Le silence qui m’entoure a quelque chose d’apaisant. Résonnent dans l’obscurité les griffes de mon petit ange sur le troitoir, qui marche d’un pas régulier vers son but, et le frottement de mon jean. On dirait une ville abandonnée, il ne manque plus que le clignotement d’un lampadaire sur la fin de sa vie. Mais je ne suis pas effrayée. Au contraire, je me sens bien. Et ce sentiment de bien-être se renforce lorsque nous arrivons dans cet immense parc mal éclairé. Je m’enfonce avec plaisir dans l’obscurité et le silence, derrière mon chien dont je ne distingue quasiment plus rien. Rien qu’une ombre qui court devant moi.
Une voiture passe dans la rue d’à côté, et je lui en veux de briser mon silence. Puis c’est une maison, au détour d’un chemin, qui détruit mon obscurité. Des lumières scintillent partout, sur chaque goutière, autour des ouvertures, le long de la terrasse, dans le jardin elles prennent mêmes des formes variées : bonhommes de neige, cerf ou traineau… Je me sens comme agressée, et ferme un instant mes yeux surpris par tant de vie. C’est vrai ça, ça va être Noël. Je me renfrogne quelque peu en pensant aux éclats de voix, aux repas trop chargés, aux visages au sourire forcé. J’anticipe mon repas de famille, avec ma grand-mère qui va chercher à énerver ma mère, ma mère qui va me faire une remarque sur ma tenue trop courte ou trop longue, trop habillée ou trop banale, trop voyante ou trop discrète. A ma cousine qui restera plongée dans son téléphone, à mon oncle qui déballera des idées politiques douteuses, à mon frère qui s’énervera, à toute cette agitation, à tout ce bruit, à toute cette lumière. Je pense à la frénésie des cadeaux, aux gens pressés dans les magasins, aux chants de Noël dont on nous bourrine la tête sans arrêt. Aux : « soit heureuse, c’est Noël ! »
Je sers les dents, je me sens happée dans cet océan d’images négatives, et cherche désespéremment une pensée positive. Je n’ai pas envie de penser à tout cela, ça me déprime et ça m’angoisse. Je veux quelque chose de doux, de tendre, de reposant. Une image s’impose alors dans mon esprit : mon jardin, ou plutôt celui de mes parents, recouvert d’une épaisse couche de neige. Elle aussi, elle brille et scintille, et m’éblouie. Mais elle est parfaite. Elle a cette lueur douce de la lune, cette régularité incroyable, cette tendresse voluptueuse. Je m’avance dans cette immensité gelée, jusqu’aux deux petits sapins qu’il y a dans le fond. J’entends le crissement de la naige sous mes pas, je sens mes pieds s’enfoncer et le froid s’infiltrer à travers mes chaussures. Je vois ma main tendue froler les épines et la neige, en équilibre instable dessus, tomber délicatement sur la terre restée visible. Un chat de sous un buisson proche et vient se frotter contre mes jambes. Je lève les yeux et observe amoureusement mon chien bondir et laisser d’adorables petites traces de pattes partout dans la neige. Enfin, des flocons se mettent à tomber, ou plus exactement à virevolter dans l’air matinal. Un d’entre eux, parfaitement dessiné par Mère Nature se pose sur le sommet de la tête de mon chien qui me regarde intensément.
Je me concentre sur cette image : la douce blancheur de la neige, l’odeur des sapins, la verdoyance du houx, parsemé de petits pois rouges et la magie d’un rayon de soleil qui, se frayant un tout petit passage à travers les nuages poudreux, viens poser sur cette scène une petite lumière dorée. Et je souris, toute seule dans la rue, suivant mon chien qui connait parfaitement le chemin. En repassant le pas de ma porte, une seule pensée s’impose à moi : j’aimerai tellement qu’il neige pour Noël.

https://i.postimg.cc/QNw6wysC/OMD-defile-9-12-25.png
Défilé "Aux couleurs de Noël"


https://zupimages.net/up/19/52/rr21.gif
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#5 21-12-2025 19:21:49

dareen
Dollz très bavarde
Lieu: Sur la lune
Date d'inscription: 2010
Messages: 941

Re: La caverne de Dareen

Notre histoire se déroule par une belle soirée d’hiver. Un de ces soirs, où le temps semble en suspens, à l’image des flocons qui voltigent longtemps, de droite et de gauche, avant de se poser délicatement sur un brin d’herbe. La neige tombait rude d’ailleurs, les toits étaient recouverts d’un tapis blanc régulier. Mai sur la route et les trottoirs, on apercevait les sillons laissés par les voitures ou les passants tout au long de la journée. Aux endroits où il y avait le moins de neige, les pavés avaient gelés. Les quelques retardataires qui se dépêchaient de rejoindre leurs pénates, préféraient marcher dans la neige, au risque de tomber dans les congères, plutôt que de glisser dans les empreintes de leurs prédécesseurs. Les réverbères et les lumières filtrant à travers les fenêtres éclairaient la rue d’un bel éclat oranger.
Si vous vous penchiez à l’une d’elle, vous distingueriez sans doute, à travers la buée, les silhouettes des hôtes et de leurs invités… de petites ombres noires, courant autour d’un immense sapin décoré, renvoyant sur les murs des chatoiements rouges et dorés ; d’autres, plus grandes, réunies autour d’une table, ou debout, un verre à la main; et enfin, vous verrez peut-être passer, rapidement, des silhouettes plus empressées que les autres, les mains chargées de plats abondants. Vous devineriez la fumée qui s’en échappent, et l’odeur alléchante. En tendant l’oreille, vous parviendront des chants, des cris, des rires, des discussions vives, des murmures incompréhensibles, des tintements, des grincements…
Car cette histoire se déroule un soir de Noël. Un réveillon comme les autres, où on réunit sa famille, où les cousins se retrouvent, où on dorlote nos vieux, et où même les jeunes se prennent au jeu des retrouvailles et du partage. Une soirée où on célèbre la vie, les êtres chers, mais aussi la magie. Une nuit remplie de mythes et de légendes, où tout semble merveilleux. Ce moment aussi, où l’on attend impatiemment l’heure des cadeaux, ceux qu’on va offrir comme ceux qu’on ouvrira. Un soir où le temps semble en suspens, où l’on laisse de côté les problèmes, où tout semble plus beau et plus doux.
Mais si vous détournez les yeux de ces fenêtres illuminées, et que vous regardez au coin de cette petite ruelle, vous verrez une lueur. Chaude et oranger, comme celle émanant des habitations, mais beaucoup plus ténue. En forçant un peu vos yeux, vous verrez ce qu’elle éclaire, ce qu’elle réchauffe… Vous remarquerez alors une petite silhouette : menue, et comme recroquevillée sur elle-même. C’est une petite fille. Une petite fille, habillée d’une cape mangée par les mites et d'une vieille écharpe trouée. Elle essaye de cacher ses petits pieds nus, rougis par le froid, salis par sa longue marche. Seule et silencieuse, elle reste là, sans bouger, sans parler. On entend davantage le bruissement de l’allumette qu’elle tient dans sa main et qui se consume que sa respiration. Sa pauvre lampe ne renvoie sur les murs qui l’entourent que des ombres informes et obscures.
Pour elle aussi, le temps est comme suspendu à présent. Elle a sans doute pensé à rentrer chez elle, à rejoindre son père. Mais elle en a trop peur : il lui a demandé de vendre ces allumettes avec lesquelles elle tente désespérément de réchauffer ses petits doigts. Elle n’a pas réussi. Tout le monde était trop pressé, tout le monde était trop occupé pour la voir. Pour capter son regard désespéré, pour entendre sa voix fragile, pour s’intéresser aux tremblements qui la secouaient. Même cette voiture ne l'a pas vue : elle lui a foncé dessus, l’obligeant à abandonner ses souliers trop grands sur la route pour pouvoir courir. Elle n’a pas osé aller les récupérer.
Mais à présent, tout cela n’a plus d’importance. Elle est là, seule, immobile, dans l’obscurité, dans le froid, dans le silence. Elle observe la flamme, pensant à la vie qui aurait pu être la sienne. Pensant à la chaleur, à la nourriture, aux sourires, à l’amour. Elle se met à sourire doucement, avec lenteur, comme si ses joues gelées refusaient que ses lèvres s’étirent. A l'image de sa dernière allumette, ses yeux s’éteignent. Le temps s’est définitivement arrêté pour elle.   
https://i.postimg.cc/Rhm5YqBp/Defile-contes-de-Noel-22-12-25.png

J’ai toujours eu conscience que j’avais de la chance d’être entourée d’une famille aimante. Mais ce conte, lorsque je l’ai lu pour la première fois, a été un électrochoc. Je me souviens du livre, je me souviens de ma chambre, je me souviens de la pluie et du vent qui tapait à ma fenêtre à ce moment-là. Et pourtant, ça fait 20 ans. Andersen a l’art de raconter des vérités qui font mal, et ses histoires peuvent être drôles et pleines d’espoir, comme tristes et percutantes.
A Noël, on a tendance a toujours vouloir voir le bon côté, et à occulter le reste. C’est quelque chose que j’ai en horreur. Je n’aime pas particulièrement Noël, mais je crois que ce que je déteste le plus, à cette période, ce sont les gens qui veulent te forcer à être heureux « parce que c’est Noël ».
« Allez, souris, c’est Noël ! »
« Sois contente, on est en famille. »
« Souris un peu, tu veux pas tirer la tête le jour de Noël, quand même. »
« Oui, t’es déprimée, mais fais un effort : c’est Noël ! »
Comme si à cette période de l’année, on était obligé d’être heureux. Comme si tout allait bien. Comme si les gens qui se prétendent « ta famille » ne pouvait pas comprendre. Comme si il n’y avait pas des gens seuls, malheureux, qui mourraient dans leur coin, délaissés, parce que « c’est Noël ».

Cette version est ma réécriture. Si vous voulez la version originale, elle est là :https://fr.wikisource.org/wiki/Contes_d … allumettes

Dernière modification par dareen (05-01-2026 18:11:27)


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